Langueurs estivales oblige, les vrais frissons musicaux de l’été ne sont à trouver que du côté des festivals musicaux de France et de Navarre. Et je dis ça en gardant en tête que des milliers de bottes en caoutchouc ont déjà du fouler les pelouses boueuses du Domaine de Saint-Cloud… et que cette année encore, je n’en fais pas parti.

Du côté des nouveautés, chez le disquaire ou sur internet, peu de choses à se mettre sous la dent en ce mois d’août si ce n’est quelques previews de ce qui s’annonce déjà comme une rentrée musicale mouvementée :
La brit-pop est en émoi, alors que les briscards 90’s d’Oasis et de The Verve déroulent leur revival ’08. Chez les jeunôts, c’est Keane qui revient avec un Spiralling couillu, loin des mélos pianotés qui avaient fait leur succès en 2004. A voir si l’émancipation tiendra la route sur un album prévu pour octobre… Et tout ça toujours en attendant le troisième opus de Dido qui, de report en report, mérite assurément le prix de l’Arlésienne de la décénnie. Jusqu’à aujourd’hui… Look No Further, premier extrait, concentre la douce mélancolie bien connue de l’artiste, sur la pureté mélodique d’un piano minimaliste. Juste sublime. Et novembre, avec la sortie de Safe Trip Home, le bien nommé, s’annonce soudain bien loin…
En attendant donc cette rentrée mouvementée, je reprend mes fondamentaux et rattrape quelques oublis. Les équilibristes de She & Him, à ce titre, en constitue un sacré. Entre pop et folk, production indie et sonorités mainstream, entre le kitsh assumé des 60’s et une certaine modernité, se situe leur opus Volume One, fatalement évocateur d’un futur second effort de Zooey Deschanel et de Matt Ward. J’attends déjà…

Il s’agit là de la traduction du titre du nouvel album de Sigur Ros, groupe islandais dont ce cinquième opus enregistré entre leur terre natale, New York et Londres aura su se faire attendre. Et le premier extrait augure qu’il saura aussi se faire entendre et du plus grand nombre, en plus de ça.
Forcément, avec un premier clip plein de jeunes filles à poil et surfant sur une idéologie très revival-hippie, le buzz youtubesque n’est pas loin. En bon grand fan, on ne me fera pas dire que le son ne suit pas, bien au contraire. Le virage psychédélique surprend, mais un peu seulement. On retrouve beaucoup du charme du groupe.
Nouvel album donc au 23 juin, nouvelle tournée à suivre avec attention, nouvelles émotions. Un été islandais donc surtout si je me décide à faire (enfin) un saut à Reykjavik, vacances oblige…
Ps : Pour info, le groupe a pris l’initiative de laisser l’album à la libre écoute sur son widget. Pour ma part, je m’abstiens. Rien ne vaut la découverte d’un album fraichement acheté, avec l’expérience tactile du cd tout neuf à retourner fébrilement, qui laisse encore le doute sur le contenu. A l’ère du MP3, c’est devenu un plaisir si rare qu’il mérite d’être conservé pour les grandes occasions.
Et puis le 23, c’est pour bientôt…
Classé dans : Sounds & Gigs | Mots-clefs: anglo-saxon, concert, Guillemots, indie, musique

C’est au doux son de leur premier EP que je me propose de livrer mes quelques impressions au lendemain du concert tant attendu d’un groupe que je suis avec beaucoup d’attention depuis 2 ans (et avec d’autant plus d’intérêt que j’ai adoré leur second album « Red »).
La Maroquinerie s’annonçait comme le cadre idéal pour cette première rencontre live : j’aime décidément cette salle et sa minuscule scène à peine surélevée qui laisse l’artiste à portée du public. Et effectivement Fyfe Dangerfield, le leader pianiste et principal interprète devait être à 50cm du premier rang. Pour cette proximité, on pardonnera même les quelques couacs techniques d’une salle à priori difficile à bien sonoriser. La batterie submerge les nappes instrumentales et couvre souvent plus que de raison la voix haut perchée du chanteur. Dommage pour quelques morceaux dont l’ampleur symphonique mériterait certainement un plus grand dispositif. Tant pis, ce sera pour un prochain Olympia…
En attendant, on aura pu apprécier l’énergie d’un Fyfe virevoltant, la pudeur surprenante de son acolyte féminine troublante de timidité, la technique impressionnante du batteur. Rien que pour ça, rien ne vaudra jamais une petite salle.
Au sortir de ce concert, conclu par un Sao Paulo dantesque (plus de 10 minutes, entre ambiance piano intimiste, comédie musicale et samba ), je garde aussi la surprise de voir les membres du groupe au stand goodies, à ramasser les commandes et rendre la monnaie. L’occasion aussi de serrer la main au batteur et de lui glisser tout le bien que je pense du combo international et hétéroclite qu’est Guillemots.
» See you soon, guys !! »
C’est beau un blog tout neuf.
C’est certainement pas une révolution culturelle en soi, mais c’est déjà un vrai moment de plaisir pour son créateur. C’est déjà, au delà de la découverte d’une nouvelle interface, l’envie d’y voir vite fleurir de nouvelles notes comme autant de partis pris, coups de coeur ou coups de gueules, de les livrer encore à qui voudra bien les lire.
C’est encore l’occasion d’échanger et de partager avant tout. Sans prétention. Sans savoir ce qu’on en fera aussi, c’est égal. Qui lira verra…
De culture avant tout : de livres, de films, de séries, de musique… comme autant d’occasions de décoller les pieds du sol. D’actus diverses et variées, pourquoi pas. De moi aussi, peut-être un peu, au passage.
Ecrire avant tout donc. Je n’avais pas menti : pas de prétention, pas d’attente et pas d’obligation : juste du plaisir d’écrire (pour moi) et peut-être de lire (si quelqu’un tombe un jour ici, sait on jamais).
Pour les reste, on verra plus tard…
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